CoursPremière technologique
Variables aléatoires discrètes
Variable aléatoire et loi
Une variable aléatoire $X$ associe un nombre à chaque issue. Dans les cas étudiés, ses valeurs possibles sont en nombre fini. Sa loi donne la probabilité de chacune : les probabilités sont dans $[0;1]$ et leur somme vaut $1$.
L’événement $\{X=a\}$ regroupe les issues donnant $a$ ; $\{X\le a\}$ regroupe celles donnant une valeur au plus égale à $a$. On additionne les probabilités des valeurs retenues.
Exemple : $X$ est un score qui vaut $-1$, $2$ ou $5$ avec les probabilités $0{,}7$, $0{,}2$, $0{,}1$. Alors $\mathbb P(X=2)=0{,}2$ et $\mathbb P(X\le2)=0{,}7+0{,}2=0{,}9$.
Espérance
Si $X$ prend les valeurs $x_1,\ldots,x_r$ avec les probabilités $p_1,\ldots,p_r$, son espérance est la moyenne pondérée :
Elle a la même unité que $X$ et sert de référence à la moyenne de nombreuses répétitions indépendantes dans les mêmes conditions. Elle ne prédit pas le résultat d’une réalisation.
Pour le score précédent, $\mathrm E(X)=(-1)\times0{,}7+2\times0{,}2+5\times0{,}1=0{,}2$. Cette valeur n’est pas un score possible.
Loi de Bernoulli
Une variable $Y$ suit la loi de Bernoulli de paramètre $p\in[0;1]$ si elle code le succès par $1$ et l’échec par $0$ :
Dans une liste non vide de $0$ et de $1$, la moyenne est égale à la fréquence des $1$. Cette fréquence observée peut différer de $p$.
Comprendre pourquoi — Espérance de Bernoulli et fréquence des 1
Le codage donne $\mathrm E(Y)=0(1-p)+1p=p$. Dans une liste de $n>0$ résultats contenant $r$ fois 1, la somme vaut $r$. La moyenne et la fréquence des 1 valent toutes deux $\frac{r}{n}$.
Fréquence et fluctuation
Un échantillon contient $n>0$ répétitions indépendantes d’une même épreuve de Bernoulli. Sa fréquence de succès est :
D’un échantillon à l’autre, $f$ varie tandis que $p$ reste fixe : c’est la fluctuation d’échantillonnage. $n$ compte les épreuves dans un échantillon ; $N$ compte les échantillons.
La distance à $p$ est $|f-p|$. L’écart-type $s$ décrit la dispersion de toute la série des fréquences, pas cette distance isolée. Comparer aux distances $s$, $2s$ ou $3s$ décrit des observations ; cela ne donne pas une règle automatique de test.
À $p$ fixé avec $0<p<1$, on observe une dispersion de l’ordre de $\frac{1}{\sqrt n}$. Pour la diviser environ par $k>1$, on multiplie la taille $n$ par $k^2$. Augmenter seulement $N$ ne change pas la taille des échantillons. Pour $p=0$ ou $p=1$, la dispersion est nulle.
Comprendre pourquoi — Pourquoi la taille est multipliée par k²
Pour $n>0$ et $k>1$, $\sqrt{k^2n}=k\sqrt n$. Donc $\frac1{\sqrt{k^2n}}=\frac1k\times\frac1{\sqrt n}$. Ce facteur est exactement divisé par $k$ ; l’effet sur la dispersion reste expérimental et approché.